Face à ces contradictions issues d’une politique
cynique et sans scrupules, les Britanniques se feront
attribuer un « mandat » sur la Palestine et
Jérusalem en s’appuyant sur la déclaration Balfour.
Mais ces promesses contradictoires entraînèrent
pendant plus de 20 ans de sanglants affrontements
entre Juifs et Arabes : Jérusalem n’en sera pas absente
et sera plusieurs fois ensanglantée. Il faut signaler le rôle
particulièrement néfaste joué par le Grand Muphti de
Jérusalem Hajj Amin-El-Husseini, nommé à ce poste grâce
à l’aveuglement des Britanniques et qui soufflera sur les braises
et ira jusqu’à rencontrer A.Hitler pendant la guerre.
N’oublions pas qu’il n’eut pas le privilège de ces approches
puisque I.Shamir, alors leader du groupe Stern, fit
des offres de service à A.Hitler par haine des Britanniques.
La fin de la seconde guerre mondiale est aussi celle
de l’empire britannique qui perd son joyau indien dans
des conditions dramatiques (guerre de partition
indo-pakistanaise). Le destin de la Palestine est en jeu.
Dans la perspective de la fin du mandat britannique,
le 14 mai 1948, se pose la question de l’avenir
de la Palestine. Deux options sont alors
possibles : un état binational sur l’ensemble du
territoire entre Juifs et Arabes (ces derniers
comprenant une forte minorité chrétienne) ; la
formation de deux états et le partage de la
Palestine. Le conseil de sécurité de l’ONU, saisi,
optera pour la seconde solution en novembre
1947. La résolution adoptée fera de Jérusalem un « corps séparé. »
Aussitôt, les hostilités s’engagèrent entre le nouvel état
d’Israël et ses voisins arabes, ponctuées de
massacres réciproques dont celui de Deir Yassine
commis le 9 avril 1948 par un commando de l’Irgoun
et du Lehi dirigé par Menhamen Begin. La seule
victoire arabe sera celle remportée par la légion
arabe commandée par l’officier britannique
Glubb Pacha : le 27 mai 1948, elle parviendra à reprendre Jérusalem-Est
aux Juifs. Mais cette « victoire » a lieu dans des conditions
troubles, le roi étant accusé d’avoir passé un pacte
avec les Israéliens. L’armistice sera signé en 1949
et entérine la division de Jérusalem.